Passer au contenu principal

Arrestation à Gatineau : quoi faire dans les premières heures?

Une arrestation est souvent un moment de stress, d’incertitude et de confusion. Que l’intervention policière survienne à Gatineau, à Hull, à Aylmer, à Campbell’s Bay, à Maniwaki ou ailleurs en Outaouais, les premières heures peuvent avoir une influence importante sur la suite du dossier criminel.
Dans ce contexte, il faut éviter les réactions impulsives. Une déclaration donnée trop rapidement, une condition mal comprise ou une absence à une date indiquée sur un document peut entraîner des conséquences sérieuses. La priorité doit être simple : protéger vos droits, obtenir des conseils juridiques et éviter de compliquer inutilement votre situation.

1. Garder son calme et éviter toute confrontation

Lorsqu’une personne est arrêtée, il est important de demeurer calme. Même si vous croyez que les policiers se trompent ou que la plainte est injustifiée, le moment de contester la légalité de l’arrestation viendra plus tard, avec l’aide d’un avocat en droit criminel.
Il ne faut pas résister physiquement, argumenter longuement sur place ou tenter de convaincre les policiers pendant l’intervention. Une attitude conflictuelle peut aggraver la situation et, dans certains cas, mener à de nouvelles accusations.

2. Exercer son droit au silence

Au Canada, une personne arrêtée ou détenue possède le droit de garder le silence. Cela signifie que vous n’avez pas à expliquer votre version des événements aux policiers avant d’avoir obtenu des conseils juridiques.
Vous devrez généralement fournir certaines informations de base permettant de vous identifier. Toutefois, vous n’avez pas à répondre aux questions portant sur les faits reprochés, les témoins, les communications, votre consommation d’alcool ou de drogue, vos déplacements ou vos intentions.
Même une déclaration faite dans le but de « clarifier un malentendu » peut être utilisée contre vous par la suite.

3. Demander immédiatement à parler à un avocat

Dès l’arrestation ou la détention, les policiers doivent vous informer de votre droit de consulter un avocat. Vous pouvez demander à parler à l’avocat de votre choix. Si vous n’en avez pas, vous pouvez demander à parler à un avocat de garde.
Cette consultation doit normalement se faire en privé. Elle vous permet de recevoir des conseils adaptés avant de décider quoi dire, quoi signer ou comment réagir. Après avoir parlé à un avocat, vous conservez votre droit au silence. Le fait d’avoir consulté un avocat ne signifie pas que vous devez ensuite répondre aux questions des policiers.

4. Lire attentivement les documents remis par les policiers

Après une arrestation, les policiers peuvent vous remettre en liberté avec des documents. Selon les circonstances, le policier peut libérer la personne au moyen d’une citation à comparaître ou d’une promesse. Cette promesse peut également être assortie de conditions supplémentaires.
Ces documents peuvent prévoir plusieurs obligations :
  • Une date de comparution à la cour;
  • Une date pour les empreintes digitales;
  • Une interdiction de communiquer avec une personne;
  • Une interdiction de se présenter à une adresse;
  • Une interdiction de consommer de l’alcool ou des drogues;
  • Une obligation de respecter un couvre-feu;
  • Toute autre condition imposée selon les circonstances.
Il faut respecter ces conditions à la lettre. Le non-respect d’une condition peut entraîner une nouvelle accusation criminelle, parfois plus difficile à régler que le dossier initial.

5. Comprendre la comparution détenue

Dans certains cas, les policiers ne remettent pas la personne en liberté. Elle demeure alors détenue jusqu’à son passage devant un juge de paix. Cette étape est souvent appelée une comparution détenue.
Lors de cette comparution, la poursuite peut consentir à la remise en liberté ou s’y opposer. Si elle s’y oppose, une enquête sur remise en liberté, parfois appelée enquête caution, peut être nécessaire.
À cette étape, l’intervention d’un avocat est particulièrement importante. Il faut souvent présenter un plan de remise en liberté structuré, incluant une adresse stable, des conditions réalistes et parfois une caution ou une personne de confiance prête à s’impliquer.

6. Consulter rapidement un avocat criminaliste

Une arrestation ne signifie pas qu’une personne sera condamnée. Toutefois, les premières décisions peuvent influencer la suite du dossier. Un avocat en droit criminel va :
  • Vérifier si l’arrestation était légale;
  • Analyser si les droits constitutionnels ont été respectés;
  • Conseiller la personne avant toute déclaration;
  • Expliquer les conditions de remise en liberté;
  • Communiquer avec la poursuite lorsque nécessaire;
  • Établir une stratégie de défense dès les premières étapes.
Plus l’intervention est rapide, plus il est possible d’éviter les erreurs et de préserver les options disponibles.

7. Arrestation à Gatineau ou en Outaouais : ne pas attendre

Si vous êtes arrêté à Gatineau, Campbell’s Bay, Maniwaki ou ailleurs en Outaouais, il est préférable de consulter un avocat rapidement. La même prudence s’impose si les policiers vous appellent pour vous demander de vous présenter au poste ou vous indiquent qu’ils veulent vous mettre en état d’arrestation.
Dans tous les cas, les règles de base demeurent les mêmes : gardez le silence, demandez un avocat, respectez les conditions imposées et conservez tous les documents reçus.

Besoin d’une équipe en droit criminel à Gatineau ou en Outaouais? Contactez CSG Avocats rapidement afin d’obtenir des conseils adaptés à votre situation.

Questions fréquentes

Dois-je répondre aux policiers après mon arrestation?

Non. Vous pouvez exercer votre droit au silence et demander à parler à un avocat avant de répondre aux questions sur les faits reprochés.

Que faire si les policiers me demandent de me présenter au poste?

Il est préférable de consulter immédiatement un avocat avant de vous présenter, surtout si les policiers mentionnent une arrestation ou une enquête criminelle.

Que se passe-t-il si je ne respecte pas mes conditions?

Vous pourriez être accusé d’une nouvelle infraction criminelle. Il faut respecter toutes les conditions jusqu’à ce qu’elles soient modifiées ou retirées par le tribunal.

Est-ce grave de manquer une date d’empreintes digitales?

Oui. Une absence à une date d’empreintes digitales peut entraîner des conséquences judiciaires. Il faut vérifier les documents reçus et respecter les dates indiquées.

Contactez-nous dès aujourd'hui

Plus vous agissez tôt, plus vous augmentez vos chances d'obtenir une défense solide et bien préparée. Notre équipe est là pour vous écouter, vous guider et protéger vos droits à chaque étape du processus judiciaire, avec rigueur, humanité et engagement.